Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de graine de chipie
  • Le blog de graine de chipie
  • : premiers pas dans la blogosphère j'y présente mes articles d'ateliers d'écriture, mes pages rêvées, des bouts de mes passions, mes bricolages..en gros ce qui me passe par la tête quand je prends le temps de le consigner.
  • Contact

Profil

  • Lili graine de chipie
  • Coucou, 
 Espace d'une nouvelle aventure, j'espère y mettre les bouts qui me rythment avec plaisirs, passion, inquiétudes, doutes, rires, bonheurs, laissant tristesse et obscurité pour une autre vie.Place aux plaisirs, passion sourires et échange
  • Coucou, Espace d'une nouvelle aventure, j'espère y mettre les bouts qui me rythment avec plaisirs, passion, inquiétudes, doutes, rires, bonheurs, laissant tristesse et obscurité pour une autre vie.Place aux plaisirs, passion sourires et échange
1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 00:32
 Dimanche 11 février

Atelier 2 : travail sur les styles support : LA PEUR !


Parisienne, citadine de grandes villes / Paris, Téhéran, Chicago, Rome…je n’ai jamais eu peur du métro des parkings, des gigolos, des zigottos, des blattes de placard ou du cafard, le blues étant plus volontiers dans les oreilles, lumières et décibels remplissant ainsi tous les vides.

Silence, noir, espace, insectes, animaux, absences étaient une angoisse suffisamment présente pour me priver d’expériences nouvelles, de prétextes pour ne pas bouger en quelque sorte…

Une mutation professionnelle incontournable entrainant une mutation radicale comportementale.

Soual réussissant à lui seul l’exploit de réunir tous les ingrédients pour assurer ma petite mort ou mille et un arrêts cardiaques… En arrivant, prête à repartir avant même d’y consommer ma première nuit, j’ai ouvert mon kit de survie, celui que je m’étais soigneusement préparé pour conjurer toutes ces frayeurs à surmonter :

- De l’ail à déposer un peu partout pour éloigner les vampires

- Un méga flacon barrière anti insectes pour mettre une frontière entre toutes les sales bestioles à huit pattes et un rouleau de moustiquaire pour jouer aux explorateurs du désert en méga protection contre les moustiques et frelons qui faisaient légion à mon arrivée !

- Un couteau japonais hyper tranchant qui trouva sa place sous l’oreiller aux cotés du portable, et de son chargeur pour branchement permanent avant de pouvoir y ajouter le téléphone fixe…

- Quelques clochettes avec le conseil précieux de les installer dans des soucoupes métalliques à poser au pied de chaque porte et fenêtre,

- et une série de recommandations que j’avais listées …vérifier toutes les portes, le fenêtres, simuler un plan d’évacuation d’urgence en cas d’intrusion, etc….

Ma première nuit fut agitée, aux aguets du moindre bruit, j’avais beau tendre l’oreille, il n’y avait pas la chasse d’eau du voisin, le Rap du jeune du RdC, je n’ai pas eu ce soir là la météo d’Evelyne Delia nous racontant la pluie et le beau temps au 3ième ni PPDA au second, allongée les yeux grands ouverts j’entendais le bruissement insupportable du SOR m’obligeant à me relever toutes les 5 minutes pour un passage au pipi room l’angoisse au ventre d’avoir à ouvrir ma porte de chambre ….

La solution préconisée par ma fille de mettre un pot de chambre dans la chambre si je n’arrivais pas à surmonter cette panique me fit sourire et frémir. Le lendemain je me hasardais au pipi room armée du couteau japonais dans une main et du téléphone dans l’autre pour parcourir le mètre cinquante me séparant de la salle de bains, j’abandonnais l’idée des clochettes après avoir mis le pied dans une des soucoupes et passé 10 bonnes minutes à quatre pattes pour les récolter et la chaleur étant insupportable je me suis résignée à dormir fenêtres ouvertes en quête d’un filet d’air.

La peur est toujours un peu au fond de moi, je n’arrive pas à rester assise une porte dans le dos, et ne peux pas rester dans le silence, une musique, le téléphone me reliant au monde. Le couteau a rejoint ses frères de cuisine et le téléphone n’est pas toujours à sa bonne place, les araignées, sous réserve que ce ne soit pas des monstres carnivores, et moi cohabitons à coups de balai ou d’aspirateur lorsqu’elles me signalent leur passage en signant d’une toile. La présence physique de mon fils y est aussi sûrement pour quelque chose dans le calme qui revient en moi face aux fantômes que j’entends encore parfois s’agiter dans le grenier les jours de vent ou de pluie, l’ail étant toujours en tresses suffisantes pour dissuader un vampire aventureux qui aurait l’idée de faire du tourisme aux étages….

La peur, une angoisse, un défi, elle va et vient. Je la crois vaincue, elle n’est en réalité qu’enfouie. Je pourrais la détester, elle est moteur de quelques unes de mes fiertés, celles du sentiment d’avoir grandi quand on pensait que ce serait insurmontable.

Lili

Partager cet article

Repost 0
Published by Lili graine de chipie - dans Atelier Palleville
commenter cet article

commentaires

marie 10/09/2008 21:04

j'ai souri de ton commentaire sur la peur car vois tu j'ai depuis toute petite ces terreurs de nuit ,d'ailleurs j'ai résolu mon problême en laissant une loupiote allumée pour justement chassée les éventuelles ombres qui pourraient devenir inquiétantes si elles ne sont pas canalisées.les fantômes eux sont gentils pas de soucis je crains plus les araignées ou les bruits ,furtifs ,souffle léger ,glissements enfin tout ce qui peut mettre notre sommeil à mal.pour ce qui est du commentaire au dessus tu as raison nous ne sommes plus dans al peur ,nous sommes dans l'horreur mais ce n'est pas le sujet.j'espére qu'enfin mes messages seront acceptés.

Lili graine de chipie 10/09/2008 22:16


merciiiii pour laisser trace de ton passage je vois que nous avons chacun chacune nos recettes pour vaincre ces ptites ou grandes frayeurs...j'ai senti comme un frisson en lisnat "souffle léger,
glissement "! du coup cela m' a flanqué un bout de trouille !


grainedechipie 14/08/2008 02:23

désolée Domi si je vous ai confusionné(e)avec un(e) présumé(e) potentiel(le).
je n'effeace pas ce texte des commentaire tout commentaire est une libre expression je l'ai annoncé dns mon introduction je ne vire que les propos injurieux, racistes, et fascistes bien que sous pretexte de libre expression je ne devrai pas non plus masi acceptons que nous ayons tous quelques limites dnas nos grandes tolérences...
c'est peut être moi qui m'excuse d'avoir pu suggérer une supposition...
bonne nuit à vous ou bon réveil vu l'heure tardive ...

Domi 13/08/2008 23:31

Excusez-moi d'avoir abusé de votre espace, et effacez ce texte. Par ailleurs, je ne connais aucune Patricia, et je ne cherche aucun soutien pour qui que ce soit, mais vous parliez de "peur"... et ce texte relate la terreur...
Excusez-moi encore.
Bonne nuit
Domi

grainedechipie 13/08/2008 20:35

Cher(e) Domi,

j'ai choisi de ne pas effacer ce texte pour le moment, bien qu'il n'ait pas sa place sur ce blog.j'ignore exactement qui vous pouvez être mais j'ai comme idée que vous connaissez bien une certaine PAtricia d'un forum que nous avons probablement fréquenté une période aussi je vous invite à plutot mettre cet horrible témoignage puisqu'il s'agit si je vous en croitt sans peine d'une réalité et pas d'une fiction sur son site qui rassemble des hommes et des femmes ayant vécu ce type de viol, inceste, maltraitance en général il y aura d'avantage sa place que sur cet espace mis en commentaire qui ne sera lu probablement que par une toute petite poignée de personnes qui prendront peut être à la rigueur le temps de lire mes articles snas lire ce que la petite terre vient poster comme commentaire n'ayant pratiquement jamsi reçu de commentaire sur des commentaires et je ne mettrai pas ce texte en lecture d'article car je n'ai pas envie d'ouvrir ce type de rubrique ici d'autant que les histoires vraies postées par d'illustres inconnu(es) ou connu(es) anonymes ne me vont guère au teint car comme vous l'avez snas doute remarqué si j'ai pris le nom à la con de graine de chipie pour le fun d'un pseudo qui lui me va comme un gant au teint mon anonymat est très relatif car mon portrait est à l'affiche sur la une de cet espace...
bonne continuation à vous.

Domi 13/08/2008 17:08

Puis-je rajouter un texte sur la peur?
"Le miroir brisé...

"

La nuit est lourde, comme avant l'orage. C'est la saison des pluies et la température est difficile à supporter ajoutée à l'humidité. C'est étouffant...
Les volets claquent au vent, les singes hurlent, les tam tams se répondent d'un village à l'autre, en somme, une nuit bien banale sous le 4° parallèle...
La petite fille dort sur le lit éclairé par un rayon de lune, la moustiquaire bordée autour du matelas, le chat n'est pas là ce soir; probablement à la chasse comme tous les chats.
La porte est ouverte, des pieds nus glissent sur le ciment... s'approchent du lit de l'enfant; celle-ci dort, les cheveux collés de transpiration, elle se retourne comme pour chercher un peu de fraîcheur sur une autre partie de l'oreiller.
La moustiquaire est tirée pour laisser juste le passage d'une main. L'enfant dort...
La main s'avance, l'homme retient son souffle. Une main blanche prend alors la main de l'homme noir et la dirige vers la vulve de la petite fille.
L'homme commence la caresse. La petite fille se réveille terrorisée, mais incapable de crier, elle cherche à comprendre ce qui se passe...
Un homme est là... c'est le boy... la femme blanche est sa mère... sa mère... qui mange le bas ventre de l'homme... ses longs cheveux noirs descendant dans son dos, n'étouffent pas les bruits de succion voraces.
La petite fille se recule le long du mur... il la rassure par sa fraîcheur...
Les deux protagonistes pris dans les ébats, n'ont pas remarqué que la fillette est éveillée... elle les regarde ahurie... sa mère se met à quatre pattes sur le sol... au ras de son lit... tandis que l'homme la chevauche avec fureur... elle cherche sa fille sur le lit... elle veut la toucher à son tour... la faire jouir de sa main....
L'enfant se réfugie au pied du lit... collée à la fraîcheur du mur....
Lorsque les deux protagonistes sont arrivés à leurs jouissances... et semblent se dégonfler comme deux baudruches... ils partent vers la cuisine en s'embrassant à pleines bouches... L'enfant s'allonge alors... remonte le drap sur elle... mais ne dormira plus jamais d'un sommeil total... toute sa vie... son inconscient veillera et jamais plus elle ne dormira sans drap.
Elle avait dix ans... mais il est des choses qui ne s'effacent jamais dans la mémoire d'un être humain, surtout pas la trahison de sa propre mère."

MB 12/08/08

(Si ce texte vous déplait... effacez-le... mais cette histoire est vraie)
Merci