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  • : Le blog de graine de chipie
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  • : premiers pas dans la blogosphère j'y présente mes articles d'ateliers d'écriture, mes pages rêvées, des bouts de mes passions, mes bricolages..en gros ce qui me passe par la tête quand je prends le temps de le consigner.
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  • Lili graine de chipie
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 Espace d'une nouvelle aventure, j'espère y mettre les bouts qui me rythment avec plaisirs, passion, inquiétudes, doutes, rires, bonheurs, laissant tristesse et obscurité pour une autre vie.Place aux plaisirs, passion sourires et échange
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16 mai 2008 5 16 /05 /mai /2008 19:50
Atelier d’écriture Michèle GUIGOUX
Du 11 mars 2007 au 29 avril 2007
__________________________________________________________
Consignes : observation du ciel à un endroit précis ou uninstant fixe de la journée. Expliquer le choix, et ce que l’exercice inspire.

12 mars

 

Hier nous avons reçu un devoir de vacances à rendre pour le 29 avril. Pour consigne ? Écrire sur le ciel à un moment choisi dans un lieu, il suffit de définir son environnement et expliquer pourquoi…

La barbe cette consigne. Hier soir j’y ai un peu réfléchi et je n’ai pas envie de faire cet exercice. Moi ce que j’aime c’est écrire sous la contrainte spontanée d’un temps limité.  

Le manque de temps ! Voilà une bien jolie couverture qui peut m’excuser si je reste sèche sur ma page de cahier ou si ce que j’ai pondu est tordu, banal ou pire sans intérêt. Mais là ! Écrire en ayant quarante neuf jours à ressasser le sujet (sissi j’ai compté) là vraiment ce n’est pas gagné.

Puis d’abord j’ai levé le nez ce matin en partant travailler. Le ciel il est malade, tout blanc, il fait pitié.

 Aussi j’ai rangé mon cahier et me suis dit « demain j’y réfléchirai » !

13 mars  

Demain, nous y voilà aujourd’hui. J’ai beau scruter le ciel, il n’y a vraiment rien à en dire. Il est blanc, sans aucune nuance de lumière. Ce ciel ne m’inspire rien ?

Cependant, avoir fait une première page même si elle est vide de ciel et pleine de riens sur le même ciel m’a fait faire un pas en avant.

Si je me suis mise, malgré mon manque d’envie, à papoter dans ce cahier, c’est pour le plaisir de faire plaisir à Michèle sans doute car je trouve que dans sa grande gentillesse elle nous apporte son expérience et son savoir avec respect et douceur. Elle donne le sentiment de prendre à cœur nos exercices et ma foi je ne me vois pas jouer les mauvais « sujets ».  

Par défaut je n’ai jamais envie de plancher sur un sujet car j’ai peur de ne pas y arriver, de ne pas savoir ou de paraître ridicule, inculte. Mais voilà, à chaque exercice donné, elle nous accompagne pour amorcer, une discussion collective, un exemple, un encouragement « oui c’est ça » «  non je le voyais plutôt ainsi «  et puis zou…quand on doit, on doit, y a pu ka ! Aussi à chaque fois cela fut magique car j’ai mis du temps avant de me laisser couler dans le sujet, le style, le vocabulaire imposé, le respect de la consigne, mais une fois le premier mot bafouillé, j’écris avec délice pour me faire plaisir et le plaisir de partager ces bouts d’imaginaires. J’ai pourtant la gorge nouée quand je lis d’un trait sans quitter ma feuille de papier, j’ai peur jusqu’au point final.

Mon exercice donc, je ne sais pas encore comment bien m’y prendre mais je vais le faire dès que le ciel sera un peu plus causant !

14 mars

 

C’est désespérant ce ciel muet
Sans nuage ni couleur
Je crois qu’il ne fait même pas rêver
Il ne traduit rien
Pas même un petit malheur
Je le voudrais page de bonheurs
En ce moment je ne l’aime pas bien
.

15 mars

 

J’ai souvent écrit sur le soleil, la lune, les étoiles et les arcs en ciel. Il m’est arrivé de décrire les couleurs du ciel de coucher ou lever de soleil ou encore sur les nuages véritables guides de mes randonnées célestes, mais écrire sur le ciel en tant que ciel, ça je ne l’ai jamais fait.

 Aujourd’hui pourtant j’ai cadré mon lieu. C’est le ciel qui est accroché au dessus de Mazamet que j’observerai depuis Labruguière. Mon bureau me parait finalement être le meilleur point d’observation car dès que je sors de réunion ou du data center, sorte de bunker enterré, noir et froid, je me réfugie dans celui-ci ne serait ce que pour quelques minutes et le nez collé à la fenêtre je pars sur le Pic du Nore mon indicateur climatique qui rythme mon humeur du jour. Le moment ? et bien, lui il sera variable au gré de mes pauses ou inter missions.

Le décor ainsi planté, ce matin j’ai bien scruté tout le ciel depuis le Causse. IL était dans cette brume ne laissant aucune frontière entre le haut et le bas. Je me suis dit « ouf, exercice expédié y a rien à écrire ! »

C’était sans compter sur un oiseau mécanique que je ne vois que très rarement car d’habitude le jeudi je ne suis pas sur le causse. Jour d’exception, sur les coups de quatorze heures j’ai eu une émotion car en cherchant un morceau de nuage avec lequel parler, de l’oiseau de métal sont tombés une cinquantaine de champignons kakis. Le jeudi les paras font leurs lâchés au fil de la journée.

Des paras je ne dirai pas grand-chose car nous sommes d’accord ils ne sont pas le sujet. Par contre du ciel parsemé je peux dire qu’il s’est transformé dès leur apparition en une merveilleuse salle de bal.

Accoudée sur le rebord de la fenêtre scellée, le nez collé je n’entends que les clap clap des touches de claviers et de lointaines sonneries de téléphone. LA salle de bal est en mouvement, deux par deux ils ont l’air de faire du sur place, puis ils font des rondes de cinq ou six emprisonnant des morceaux de ciel. Des courants d’air invisibles à l’œil viennent perturber certaines rondes, les mains se décrochent, la piste les abandonne ou s'agrandit. En fermant à demi les yeux, j’entends leurs vols glisser sur les mélodies de Lakmé.

Le ciel n’est pas si bavard sans les couleurs du soleil ou la visite d’un nuage. Il est aujourd’hui convalescent, il a accueilli les hommes volants !

16 mars

Pas de Labruguière aujourd’hui, donc pas de ciel sur Mazamet. Celui qui est au dessus de Viviers les Montagnes à 18h30 aujourd’hui est impressionnant. Le soleil descend et il commence à embraser l’espace. De lourds nuages se sont aussi installés. L’un d’eux s’est transformé en voilier, il est traversé par un homme oiseau violet, un delta s’amuse. Je m’arrête pour le regarder au sol, pas de vent en apparence, la haut cela doit bouger, le delta fait des soubresauts, il semble remonter puis redescend. Une sensation de grande légèreté et de liberté transpire. Le ciel mérite d’être peint, il est perturbé dans ses trouées sombres. Le fauve insolent du soleil éclate, il me semble arrêter aussi de respirer lorsque le delta parait en difficultés quand sorti de nulle part une voile arc boutée jaune et orange apparaît légèrement à la gauche de mon champs de vision. Un autre homme oiseau parapenté file dans le courant dans lequel il a réussi à s’engouffrer.

Je me rends compte que le ciel n’est que scène de spectacles en action ou comme ces derniers jours scène muette au chômage technique. Il est sans doute plus facile de décrire les émotions d’une pièce, de la performance des comédiens que parler du théâtre lui-même !

25 mars

Je n’ai pas écrit des dix derniers jours. La tête dans le guidon côté boulot, le cœur à vif côté famille. Dans mes sentiments extrêmes je n’ai pas cœur à me laisser embarquer sur les pages de mon cahier.

Je reviens d’une rapide ballade autour du lac de St Fé. Le ciel pleure et pourtant les parapenteux étaient de sortie offrant un petit spectacle empreint de poésie. Les pilotes ‘je ne sais pas si ils ont ce titre mais je les crois ainsi) semblaient se répondre de fantaisies en fantaisies donnant ainsi un ciel rieur dans lequel les performances techniques se cachaient derrière l’humour des démonstrations de voltige.  

Il m’est arrivé sur un piqué d’avoir le cœur au bord des lèvres et ressentir le vertige.

Pourtant le ciel pleure et ne donne d’autres couleurs que les éclats vitaminés des voiles.

26 mars

Après un week end pourri voici un lundi ensoleillé qui donne raison à Claude François qui nous chantait « le lundi au soleil » amorçant le fait que le lundi est toujours plus ensoleillé que les dimanches pluvieux.

Dans ma boite électronique j’ai trouvé un mail de ma fille. C’est drôle, je ne lui ai pas du tout parlé de cet exercice d’écriture mais curieusement c’est un poème d’un Marc Dupuy qu’elle m’envoie. Il illustre le pacte écologique lancé par Nicolas Hulot pour sensibiliser les candidats à l’élection présidentielle des enjeux climatiques.

Ciel

 

Je te raconte l’histoire

d’un ciel

 

le ciel n’a pas d’arbres

le ciel na pas d’oiseaux

le ceil n’est pas non plus un champs de fraises

 

le ciel est un vêtement trop

grand pour la terre

 

le ciel a un toit rouge

le matin et le soir

 

le ciel est un ventre où nous glissons

 

le ciel n’est pas comme tu le penses

le ciel est bleu.

 

Marc Dupuy

 

Sur Labruguière le ciel a mis une robe nuageuse au dessus de Mazamet. Ils vont et viennent ces nuages. Le vent d’autan qui s’est levé les pousse en paquets. Ils craquent par moments pour se disperser puis se collent de nouveau pour ne former d’un bloc menaçant. Magritte de ma couverture de cahier aurait sans doute aimé prendre ses pinceaux pour immortaliser ces morceaux de ouatine tantôt blancs tantôt gris.

 

Il est presque midi
Mon ventre cri famine
Le ciel me taquine
C’est vrai je souris

A cette heure de la journée

Les cotons ont l’air de crème fouettée !

  De l’autre côté,
A l’opposé de Mazamet
Pas un petit nuage
Aucune trace de barrage

Mon esprit vagabonde

Se laisse poser une question 
 Mais que se passe t il
Une fois trépassés
Allons nous vraiment monter ?

J’ai peur soudain de te croiser
Toi qui me disais
Qu’au ciel dans longtemps
On se retrouverait

Ce ciel auquel je ne voulais pas penser
Je viens de réaliser
Qu’il est loin d’être futile…
Ce n’est qu’une question de temps
Je t’entends tu me dis « sèche tes larmes
LA vie est la meilleure des armes » Le ciel je l’aime et je l’ignore Car je sais que la haut tu y dors…

 

27 mars

10h – Pause plaisir. Au dessus de Labruguière le ciel a cette jolie couleur bleue senteur vacances. Le soleil est juste face à moi, il joue à cache cache entre les taquins cumulus qui font une « rave party » au dessus de Mazamet.

 J’aime les traînées de ces gros nuages magiciens de nos imaginaires. Ils sont pour moi les nuages du beau temps. Ceux qui sortent pour permettre aux peintres d’habiller leur toile de coquettement y mêlant poésie, romantisme et ce que j’aimerai d’humour.

Si j’avais été peintre, ce matin je vous aurais livré une toile avec un Diplodocus. Ne croyez pas que je mette ce nom au hasard. Je suis imbattable en matière e dinosaures depuis que don Bluth et Spielberg nous ont alimentés en tyranos, Diplos, Stégos et autres bestioles aux noms compliqués pourtant si bien connus de nos petits qui n’avaient que 5-7 ans ! ce matin donc c’est un de ces longs cous, un diplodocus qui veillait que la montagne. Trois pattes seulement, sa quatrième, l’arrière droite était coté méditerranée. ON voyait nettement son museau tourné vers Castres, tourné vers le soleil en train de virer. Autour de lui le ciel se faisait prairie dans laquelle paissait un joli troupeau de moutons, si je vous disais que l’un d’eux jouait à saute mouton, là je suis sure que vous me taxeriez d’enfantillages mais pourtant si je n’avais été distraite par les camions d’un cirque qui passaient sur le rond point du causse, le temps de baisser et relever les yeux le mouton avait déjà du sauter et là je ne peux plus rien vous garantir. Mon diplodocus a aussi disparu il a du descendre côté méditerranée. De l’autre côté on devine un ciel plus menaçant, je me suis remise à bosser.  

28 mars

7h40- je quitte Soual pour Labruguère. Sur la route peu après Viviers les Montagnes, à droite sur la montagne un ciel noir, il enveloppe la masse, à gauche un ciel de brume blanc, grisâtre, en face l’Est, au cœur d’un cumulus menaçant un œil s’ouvre. La pupille jaune intense fait une trouée et me regarde de cet œil si rond. L’œil ne me quitte pas, au fur et à mesure que j’avance l’œil se ferme petit à petit, j’arrive au travail l’œil s’est fermé comme pour m’inviter à me calmer.

C’est décidé ce matin j’ai commencé ma journée par un bon café… Le ciel est resté plombé le reste de la journée.

29 mars

Aucune inspiration à coucher sur les pages de ce cahier. Par contre, le manque d’inspiration à noter fait bavasser et j’ai bien du passer une bonne demi heure avec Nadine à papoter sur le sujet de ce ciel qui donne ou ne donne pas matière à penser, rêver et rédiger.

Si ce ciel prétexte à rédiger n’arrive pas à faire couler l’encre de mon Mont Blanc préféré, il a le mérite de me donner matière à râler, me plaindre, m’émerveiller, me concentrer.

Aujourd’hui rien d’autre à consigner.

30 mars

La pluie ne me permet pas de m’allonger dans l’herbe et regarder le ciel défiler, me tarire et faire le vide pour entendre la symphonie des cumulus, mémouvoir sur les pas galopants des moutons dansants.

Non ! Seulement il pleut.

1er avril

Dans le ciel un aquarium. Un cumulus aux dents de requins avale une pieuvre qui s’étale. Une étoile qui se pourrait bien être filante tombe sur une pierre qui se veut de lune. Un poisson clown fait son show prend un zodiaque balance une vierge qui prend un taureau par ses cornes, un bélier en colère sort un scorpion qui va recto verseau. Les gémeaux sortent de l’eau, ils tombent sur un lion atteint tristement d’un cancer et décident de mettrent le cap sur le tropique du capricorne mais s’arrêtent dans la Drôme au camping du sagittaire pour visiter le pays des olives.

Mais dites moi ma bonne dame, où est le ciel là dedans ?

 

2 avril

 

Le ciel de Mazamet était encore aujourd’hui trop muet et la tête dans le guidon je n’ai pas pris le temps de l’interroger.

Ce soir à 23h c’est de ma cuisine que je l’ai un peu regardé. A gauche dans la fenêtre, le clocher de sainte Sigolène. Ses trois étages pourraient être insolents s’ils étaient illuminés. Ils ne sont qu’à peine éclairés par le réverbère de rue, c’est dommage c’est ce que j’ai tout de suite aimé en arrivant au moulin. Le plaisir caricatural d’une place de village, le monument au morts, l’église, le troquet des sportifs exemptés de messe, la pâtisserie aux paquets montés du dimanche matin, les cloches qui sonnent à huit heures tapantes (si je les entends c’est signe de retard…je me dépêche).

En face, en plein dans ma fenêtre, la lune, elle est encore bien ronde, pâlotte elle a un air triste, je me suis perdue en elle. Lorsque j’étais enfant papa militaire partait souvent. Il détestait nous voir pleurer aussi prenait il les devants. La veille de son départ nous étions tous les cinq le nez collé à la fenêtre ou dehors et nous cherchions la lune. Nous accrochions nos doigts en un tas qui ne formait qu’un et papa chantait quelque chose que j’ai ensuite arrangé pour mes enfants :

La lune est une coquine

Qui nous trompe en sourdine

Son ventre ronde à droite

Elle forme un D qui décroît

Quelle tricheuse maladroite

Nous, nous savons bien qu’elle croit

De son croissant gourmand

Elle nous fait croire qu’elle croit

Ne vous y trompez pas, elle ment

Moi je crois que là elle décroît !

C’était à chaque fois une révision et nous tombions d’accord ! Rien ne nous éloignerait jamais tant que la lune apparaîtrait. Papa disait ce que je pratique encore ce jour à chaque éloignement avec mes enfants, il nous suffit de regarder la lune et imaginer l’autre la regarder pour nous y retrouver par la pensée. Ce soir j’y ai cherché ma fille. LA lune m’a soufflé « Plus qu’une semaine pour s’embrasser » j’ai entendu Mahine sourire et je me suis mise à écrire.

Est-ce ce que cet exercice m’inspire ?

J’en ai eu des doutes………..soupir !

Pourtant le respecter j’en ai le désir

Mais qu’est ce qu’il peut me faire souffrir !

Allez j’exagère, j’aime aussi mentir

Gentiment pour une rime de sourire  

3 avril

Aujourd’hui j’ai perdu mon mythique Mont Blanc, pourtant celui-ci je mettais une attention particulière, c’est mon Mont Blanc de mes quinze ans. Je crois qu’on me l’a tout simplement emprunté, mais dans le doute de ma tête en l’air, je veux bien penser que je l’ai temporairement égaré, je dois le retrouver !

Il a fait beau toute la journée. Ce soir comme par solidarité le ciel a pris ma colère renfermée. Au dessus de Mazamet il s’est fait menaçant, une mise ne garde. Je n’ai pas trouvé dans mes gestes re décomposés la trace de mon plume. Il est devenu foudroyant, zébrant de ses larges fils tranchants les nuages chargés de tant d’électricité. Ce n’est qu’à Soual que le ciel s’est mis à pleurer au moment où je sortais de chez le boucher. Je me suis réfugiée sous une porte cochère et tout à coup trempée, regardant l’eau tomber je me suis souvenue de moments heureux lorsque les portes cochères étaient toujours assez grandes pour abriter nos baisers avec ou sans pluie.

En rentrant, j’ai eu envie d’ouvrir la fenêtre pour laisser entrer l’odeur de terre mouillée mêlée à celle qui ne m’est pas si habituelle de cheminée.

Je me suis assise sur le rebord de la fenêtre les jambes emprisonnées dans mes bras, je me suis mise à rêvasser. Comment deux éclairs, trois gouttes diluviennes et une odeur de terre peuvent se faire madeleine. La fenêtre refermée, je me suis plongée dans mon cahier.

Du ciel je ne dit encore pas grand-chose, cet exercice me plonge plutôt dans quelques recueillements intérieurs en jouant «l’honnêteté intègre de transcrire tout ce que cet exercice inspire. Je me laisse aller au recueillement des parcelles de mon moi intérieur sans toujours m’autoriser cependant à creuser le fond des remontées de pensées.

4 avril

Allo ! Labruguière ?
Ici le ciel !

Voilà ce que j’aurais pu entendre si j’avais pu ouvrir ces fichues fenêtres cloisonnées de mon bureau.

Oui, j’en suis certaine. Au dessus de la purée de poix qui recouvrait le Causse aujourd’hui vers 10h, il y a eu une lumière étrange. Une trouée, un faisceau lumineux ciblé sur l’aéroport descendait. Je l’ai regardé un moment, m’attendant à voir descendre une soucoupe volante. J’ai appelé ma collègue pour lui faire remarquer cette étrange lumière légèrement violette qui traversait le ciel à la verticale pour finir blanche, bleutée sur les moutons qui paissaient.

J’ai du laisser l’atterrissage potentiel d’extra terrestres pour aller m’enfermer dans une des ces réunions peuplée de terriens qui parfois, même souvent ont pourtant l’air d’être sur une autre planète, mais de ces zombis là j’en parlerai dans un autre cahier car ceux-ci ne sont pas le sujet !

5 avril

Labruguière…..Ici Londres, je répète…Ici Londres !

Ben oui, aujourd’hui le Causse a battu son record de camouflage. En tendant l’oreille sur les coups de dix sept heure je crois avoir entendu Big Ben.

Le brouillard était si épais ce matin que mon boss ne nous a pas laissé aller à Gaillac. Joli prétexte pour reculer une échéance que personne n’avait envie de respecter. Merci la purée de poix.

Les vols de Paris et de Lyon n’ont pas eu le droit d’atterrir, les collègues parisiens dont je me suis réjouie de leur arrivée ont été détournés sur Toulouse. Ils sont arrivés de mauvais ce qui n’est pas un scoop.

Bonne nouvelle pour l’exercice, ils ont confirmé le ciel aujourd’hui était é^pais, renfermé, secret, on ne pouvait rien en tirer. Exercice expédié !

6 avril

Quel joli ciel vacancier aujourd’hui. Bleu méditerranée Il sentait l’été. AU dessus de Mazamet, rien pas un seul petit nuage, pas un camaïeu de bleu qui pourrait faire penser que ces derniers jours il était si malade ! Non aujourd'hui le ciel a sorti son bleu windows et sous lui tout semble tout à coup plus serein. Les gens préparent Pâques, les fenêtres s'ouvrent pour laisser s'évader les poussières enfermées, les lessives fleurissent à l'air libre. Dans les jardins les tondeuses sont au boulot, on plante, on couper, on taille sous un air de farniente et de tranquillité, on s'agite pourtant pour faire place neuve au beau temps.

J'ai bossé une partie de la journée mais ce n'est pas grave, le soleil au rendez vous tout paraît plus calme et ma fille arrive demain, avec Madjid nous avons préparé son terrain.

8 avril

Dimanche Pascal pas de chasse aux oeufs chez nous aujourd'hui. Ma princesse n'arrive que demain, enfin plus exactement elle arrive ce soir tard donc nous profiterons l'une de l'autre vraiment que demain. Il fait beau, le ciel est lumineux, bleu. C'est drôle je n'ai que Mahine en tête et du ciel ne me vient qu'une sorte de sérénité comme lui sans grande histoire, limpide

20 avril

Le ciel a été si malade, triste, pleureur que j'ai officiellement décidé de se reposer, reprendre ses forces, je ne l'interroge plus.

26 avril

Ciel toujours aussi peu bavard, je fais grève de ciel.

Je déclare ce cahier officiellement MUET

 28 avril

C'est demain le grand jour Atelier. Je me sens un peu honteuse de ne pas avoir été si studieuse et persévérante. Je suis certaine qu'avec un peu de concentration il eut été possible de lire entre deux nuages des intentions meilleures plus romantiques, tendre ou drôles dans nos attentes de ciel mais j'ai été de mauvaise foi dès le départ car je n'aime écrire que dans la spontanéité. J'ai du mal à me poser pour réfléchir et me concentrer dans ces exercices où je me sens complètement inculte pour ne pas dire ignorante. et sans talent

Merci Michèle pour cet exercice.

 

 

 

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Published by Lili graine de chipie - dans Atelier Palleville
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